Sérodiagnostic syphilis (BW)
Lors de la déclaration de grossesse, de nombreux examens sont prescrits par le médecin, dont le
diagnostic de la syphilis.
Pour vous aider à comprendre ce test, Femiweb revient sur quelques points clés du dépistage.
Rappel sur la syphilis
La syphilis est une maladie grave qui se
transmet essentiellement par voie sexuelle. Elle se déroule en trois phases quand elle n'est pas traitée précocement.
La première phase voit l'apparition d'une lésion sur les muqueuses sexuelles. Lors de la seconde phase, des lésions cutanées et ganglionnaires apparaissent. Enfin, des lésions diverses (cardiovasculaires, cérébrales, ..) prolifèrent durant la troisième phase.
C'est également une affection que la mère peut
transmettre à son fœtus. L'enfant peut alors présenter des lésions diverses plus ou moins rapidement.
La syphilis avait pratiquement disparu des cabinets médicaux. Elle amorce un retour du fait des troubles de l'immunité rencontrés aujourd'hui chez les porteurs du virus du sida.
Le dépistage
Le dépistage que l'on pratique lors de la déclaration de la grossesse est bien codifié. Il comprend deux tests, le
VDRL et le
TPHA.
- Le test VDRL utilise un antigène de type cardiolipine (lipide présent dans le corps) qui va s'agglutiner en présence d'anticorps.
- Le test TPHA utilise des globules rouges qui ont été travaillés avec le germe de la syphilis. Mis en contact avec un sérum contenant des anticorps anti-syphilis, ils fusionnent et tombent au fond du tube
Le dépistage est dosé dans le sang, dont le médecin extrait le sérum, c'est à dire qu'il retire les globules rouges. On traite ce sérum pour retirer certaines substances qui peuvent gêner le dépistage, ce qui aboutit à une certaine dilution.
Il n'est
pas utile d'être à jeun pour effectuer le dépistage.
Comment interpréter les résultats ?
Le test VDRL
Le résultat est exprimé en "négatif", "douteux" et positif via des sigles "+", "++" ou "+++".
Il est positif une quinzaine de jours après l'apparition de la première lésion. Cet examen n'est pas d'une grande spécificité et il existe de nombreux
faux positifs. Ces faux positifs apparaissent lors de syndromes infectieux ou quand le corps produit des anticorps anti-cardiolipine comme :
- Le syndrome lupique
- Le syndrome des anticorps anti phospholipides, responsable de fausses couches spontanées
Le test TPHA
Là aussi, le résultat est qualitatif et non quantitatif. Il est exprimé en "négatif" et de "+" à "++++" pour les positifs. Les croix correspondent à des dilutions successives du sérum.
Ce test est plus spécifique que le VDRL. C'est pour cela qu'il faut
associer les deux techniques pour plus de sécurité.
Vous voilà maintenant prête à interpréter les résultats de ces tests. Mais rassurez-vous, la syphilis est une maladie rare en France qui a touché à peine 0.0007% de la population en 2006.
Le 25/10/2003
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