| Le petit livre de la contraception |
LES MOYENS DE LA CONTRACEPTIONLa contraception localeElle a pour principe et inconvénient d'intervenir avant ou pendant l'acte sexuel et influe donc sur le cours du rapport, rarement pour l'enrichir. La douche vaginaleElle a beaucoup de succès, c'est le sport national. Elle consiste en une compétition dont le top départ est l'éjaculation. Elle oppose la partenaire, qui doit atteindre le bidet, aux spermatozoïdes, qui tentent eux, de rallier le col utérin. Je vous laisse imaginer la scène dans les grands appartements ou bien quand on n'est pas familière des lieux. Cette technique n'entre pas dans les critères de définition d'une contraception. C'est trop aléatoire, trop peu fiable, à déconseiller à celles qui sont moins rapides que Ben Jonhson dans ses bons jours. Les méthodes mécaniquesIl en est de deux sortes : pour la femme, le diaphragme et pour l'homme, le préservatif. Le diaphragmeC'est une sorte de préservatif féminin. Une calotte en plastique qui a pour armature un anneau métallique souple. Le diamètre de cet anneau est à choisir en fonction de la profondeur du vagin. C'est l'examen gynécologique qui va le déterminer. Pour la première pose, il vaut mieux être guidée par le médecin. L'anneau doit entourer cette sorte de boule (le col de l'utérus) que vous sentez lorsque, au cours de votre toilette intime, vous introduisez vos doigts dans le vagin. L'anneau prend appui en avant sur l'os du pubis et en arrière sur la partie du vagin qui borde le col. Cet outil est sensé dresser une barrière mécanique. On peut, pour une meilleure efficacité, l'enduire de crème spermicide. Cela facilite aussi la pose. Le placer vingt minutes avant le rapport et le garder au moins six heures. Il est théoriquement possible de le laisser à sa place plusieurs jours. Vous ne devez pas avoir ordinairement des pertes blanches abondantes et vous devez rajouter périodiquement du spermicide. Il n'est en principe pas senti par le partenaire, ni par la porteuse. Les préservatifsC'est la capote anglaise des français mais les anglais, eux, l'appellent capote française. Pour utiliser efficacement le capuchon, il faut :
Bien sûr, ça n'est pas réutilisable. Il vaut mieux choisir les modèles lubrifiés, avec réservoir, et ne pas se décourager. Les premières expériences sont plutôt démotivantes. Les méthodes chimiquesLe principeCela consiste à utiliser une substance chimique qui, au contact des spermatozoïdes, a la propriété de les détruire. On dépose ce produit dans le vagin sous une forme d'ovule, crème, gel ou tampon pour qu'il agisse au cours du rapport.
Qu'en penser ?L'efficacité du produit et son mode d'action ne sont pas en cause. Ce qui limite les possibilités de la méthode, c'est l'effet de goutte: Le spermicide agit au contact des cellules. Or l'éjaculât forme une masse compacte. Si les spermatozoïdes de la périphérie sont neutralisés par le produit, le centre peut se trouver protégé. La glaire cervicale, qui n'est jamais très loin, prend en charge les spermatozoïdes épargnés et c'est la catastrophe. Autres remarquesLe produit se mixe aux sécrétions naturelles, celles qui concourent à la lubrification. La sensation de lubrification lors de son utilisation est un peu grasse, vaselinée, assez différente des sécrétions habituelles. Les couples se plaignent aussi du goût du produit, qui n'est pas neutre. Pour résumer, c'est une contraception délicate, avec des règles d'utilisation plutôt strictes, à utiliser combinée avec d'autres méthodes. Il faut par exemple l'utiliser à chaque rapport et à tout moment du cycle, et compléter la méthode en utilisant du dix au seizième jour du cycle, un diaphragme, un préservatif, ou le retrait strict avant l'éjaculation. édité le 15/01/2001
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