Vendredi 25 septembre 2026

femiweb Santé, grossesse et bien-être au féminin
Nos outils grossesse

Prise de poids pendant la grossesse

cm

kg

kg

SA

Le calcul se fait dans votre navigateur : aucune donnée n'est envoyée ni enregistrée.

Le calculateur situé au-dessus donne une estimation personnalisée à partir de votre situation. Ces repères ne remplacent pas le suivi de votre sage-femme, de votre médecin ou de votre gynécologue, mais ils aident à comprendre ce qui est attendu pendant la grossesse et ce qui mérite d’être discuté en consultation.

La prise de poids pendant la grossesse n’est pas linéaire et ne reflète pas seulement la croissance du bébé. Elle dépend de votre IMC avant grossesse, de votre appétit, des nausées, de votre activité, d’éventuelles pathologies et du nombre de bébés attendus. L’objectif n’est pas de viser un chiffre parfait, mais une évolution compatible avec votre santé et celle de votre enfant.

Combien de kilos selon votre IMC

Les repères les plus utilisés sont ceux de l’Institute of Medicine publiés en 2009, également utilisés en France. Ils se basent sur l’IMC avant grossesse. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez l’estimer avec le calculateur d’IMC, puis en parler lors de votre suivi prénatal.

IMC avant grossesseRepère de prise de poids totale
Inférieur à 18,512,5 à 18 kg
18,5 à 24,911,5 à 16 kg
25 à 29,97 à 11,5 kg
30 et plus5 à 9 kg
Grossesse gémellaire avec IMC normal17 à 25 kg

Ces fourchettes sont des repères, pas une note à atteindre. Une personne très nauséeuse au début, une grossesse gémellaire, un diabète gestationnel, une hypertension, une rétention d’eau marquée ou un alitement peuvent modifier l’évolution habituelle. Le suivi médical permet d’interpréter la courbe dans son contexte.

Où vont les kilos

Les kilos pris pendant la grossesse ne correspondent pas uniquement à de la graisse. Ils se répartissent entre plusieurs éléments qui accompagnent le développement du bébé et l’adaptation du corps maternel.

  • Le bébé, dont le poids augmente surtout en fin de grossesse.
  • Le placenta, qui assure les échanges entre vous et votre enfant.
  • Le liquide amniotique, dans lequel le bébé évolue.
  • L’utérus, qui grandit tout au long de la grossesse.
  • Les seins, préparés à l’allaitement, que vous choisissiez ou non d’allaiter.
  • Le volume sanguin, qui augmente pour répondre aux besoins de la grossesse.
  • Les liquides et les réserves énergétiques, utiles à l’organisme pendant cette période.

Cette répartition explique pourquoi la silhouette change même quand l’alimentation reste proche de vos habitudes. Elle explique aussi pourquoi la balance peut varier d’une semaine à l’autre, notamment en cas de rétention d’eau, de constipation ou de modifications de l’appétit.

Le rythme au fil des trimestres

Au premier trimestre, la prise de poids est souvent faible, autour de 0,5 à 2 kg. Elle peut être nulle, en particulier si les nausées, les vomissements, les aversions alimentaires ou la fatigue réduisent les apports. Certaines femmes perdent même un peu de poids au début. Ce point doit être signalé si les vomissements sont fréquents, si vous ne gardez presque rien ou si vous vous sentez déshydratée.

Après le premier trimestre, le rythme devient généralement plus régulier. Pour une personne ayant un IMC normal avant grossesse, la prise de poids se situe souvent autour de 350 à 500 g par semaine. Ce repère reste une moyenne : il peut y avoir des semaines sans changement, puis une augmentation plus nette, sans que cela soit forcément inquiétant.

Le suivi ne repose pas seulement sur le poids. Les consultations de grossesse évaluent aussi la tension artérielle, les analyses urinaires, les symptômes, la croissance du bébé et votre état général. Pour mieux vous repérer dans les différentes étapes, la rubrique grossesse regroupe des articles utiles sur le suivi prénatal, les examens et les petits maux courants.

Trop ou pas assez : quand en parler

Une prise de poids supérieure aux repères ne signifie pas automatiquement qu’il y a un problème, mais elle peut augmenter le risque de diabète gestationnel et d’hypertension. Elle mérite donc une discussion, surtout si elle est rapide, associée à des gonflements importants, à des maux de tête, à des troubles visuels ou à un malaise général.

À l’inverse, une prise de poids trop faible peut augmenter le risque de petit poids de naissance. Elle doit être signalée si vous mangez très peu, si les nausées persistent, si vous perdez du poids ou si l’alimentation devient source d’angoisse. Le but n’est pas de vous culpabiliser, mais d’identifier ce qui peut être ajusté : fractionnement des repas, prise en charge des vomissements, accompagnement diététique ou suivi médical plus rapproché.

En cas de suspicion de diabète gestationnel, l’équipe médicale peut proposer un dépistage adapté. Vous pouvez aussi lire notre page sur le test O’Sullivan pour comprendre l’objectif de ce type d’examen et les situations dans lesquelles il est discuté.

Bien manger sans manger pour deux

La grossesse augmente les besoins de l’organisme, mais elle ne justifie pas de « manger pour deux ». Mieux vaut chercher des repas réguliers, suffisamment rassasiants, avec des aliments variés : légumes, fruits, féculents, sources de protéines, produits laitiers ou alternatives adaptées, matières grasses de qualité et hydratation suffisante.

Si les nausées dominent, de petites prises alimentaires réparties dans la journée peuvent être mieux tolérées que de grands repas. Si la faim augmente au deuxième ou au troisième trimestre, une collation peut aider : yaourt, fruit, pain complet, poignée de fruits à coque si vous les tolérez, ou autre option simple selon vos goûts et vos éventuelles consignes médicales.

Un régime amaigrissant pendant la grossesse n’est pas recommandé sans suivi médical. Se restreindre fortement peut entraîner des carences, accentuer la fatigue et compliquer la relation à l’alimentation. Si le poids vous inquiète, le bon réflexe consiste à en parler avec la personne qui suit votre grossesse, afin d’adapter les conseils à votre IMC, à vos analyses et à vos habitudes.

Et après l’accouchement

Après la naissance, le poids diminue en partie avec le bébé, le placenta, le liquide amniotique et les changements de volume de liquides. Le reste évolue plus progressivement. Le sommeil fragmenté, la récupération, l’allaitement ou non, la fatigue, les cicatrices éventuelles et l’organisation du quotidien influencent le rythme.

La période postnatale n’est pas le moment de vous imposer une pression forte sur la silhouette. Une alimentation simple et régulière, une reprise d’activité adaptée après avis médical et un accompagnement si le moral est fragile sont souvent plus utiles qu’un objectif chiffré strict. Si vous avez eu un diabète gestationnel, une hypertension ou une prise de poids très éloignée des repères, un suivi après l’accouchement peut être proposé.

Questions fréquentes

Est-ce grave de ne pas prendre de poids au premier trimestre ?

Pas forcément. Au premier trimestre, la prise de poids est souvent faible, autour de 0,5 à 2 kg, et elle peut être nulle en cas de nausées. En revanche, des vomissements importants, une perte de poids, une grande fatigue ou des signes de déshydratation doivent être signalés rapidement à votre sage-femme ou à votre médecin.

Peut-on dépasser la fourchette recommandée sans risque ?

Un dépassement ponctuel ne permet pas à lui seul de conclure à un risque. Ce qui compte, c’est le contexte : IMC de départ, rythme de prise, tension, analyses, croissance du bébé et symptômes. Une prise de poids trop importante augmente toutefois le risque de diabète gestationnel et d’hypertension, d’où l’intérêt d’en parler en consultation.

Faut-il se peser toutes les semaines pendant la grossesse ?

Ce n’est pas indispensable pour tout le monde. Certaines femmes aiment suivre leur courbe régulièrement, d’autres trouvent cela anxiogène. Une pesée trop fréquente peut amplifier les variations normales liées à l’eau, au transit ou aux repas. Le suivi médical suffit souvent à repérer une évolution inhabituelle et à ajuster les conseils.

Que faire si la faim augmente beaucoup ?

Une faim plus marquée peut survenir, surtout après le premier trimestre. Essayez de structurer les repas et d’ajouter une collation rassasiante plutôt que de grignoter en continu. Associer féculents, protéines, fibres et matières grasses de qualité aide souvent à tenir plus longtemps. Si la faim s’accompagne d’une soif intense ou d’une fatigue inhabituelle, parlez-en.

Peut-on faire un régime si l’on commence la grossesse avec un IMC élevé ?

Un régime amaigrissant pendant la grossesse ne doit pas être entrepris sans suivi médical. Avec un IMC élevé, les repères de prise de poids sont plus bas, mais l’objectif reste de couvrir vos besoins et ceux du bébé. Un accompagnement personnalisé peut aider à choisir des repas équilibrés, sans restriction excessive ni culpabilité.

Page mise à jour le .