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Traiter la ménopause confirmée

Pour vous aider à vivre votre ménopause confirmée sans bouffées de chaleur ni tensions, votre médecin peut vous proposer un traitement hormonal qui a pour but de soulager ces symptômes.
Quel type de traitement hormonal prendre et comment s'établit la prescription ? Réponses avec Femiweb.





Le but

La carence est là, installée. Le traitement est donc destiné à combler le manque hormonal. On peut néanmoins assister, rarement, à des reviviscences ovariennes. Il en résulte la survenue de règles chez les patientes sans traitement. Quand elles bénéficient déjà d'une prescription, le cycle est émaillé de petits saignements "parasites".

- Doit-on instaurer le traitement substitutif rapidement ?

Malgré les difficultés rencontrées pour ajuster le traitement, il semble préférable de l'initier dès la survenue des troubles. Il serait incompréhensible de retarder sa mise en place alors qu'il est en mesure de soulager la patiente de ses bouffées de chaleur, de la déprime et autres soucis liés à la ménopause. Cette période là sera difficile à gérer, mais elle est celle où la femme demande une aide et en voit rapidement le bénéfice. Il faudra cependant modifier les posologies et parfois les produits si le traitement ne vous convient pas.

Afin de vous prescrire le meilleur traitement et en cas de mécontentement, le médecin se posera ces questions :

  • Est-ce un bon produit ?
  • Est-il indiqué dans cette situation, chez cette patiente ?
  • Lui a-t-on bien expliqué comment prendre le traitement?

- Doit-on instaurer un traitement chez une patiente ménopausée depuis longtemps ? Doit-on le rétablir chez celle qui l'aurait interrompu ?

Oui, ces femmes peuvent en bénéficier. Le ralentissement de la déminéralisation osseuse le justifie. On peut aussi en attendre un léger mieux des fonctions cardio-vasculaires.

- Quelle doit être la durée du traitement ?

Les recommandations actuelles limitent le traitement à cinq ans. Au delà de cette période, il apparaît que l'augmentation des risques du cancer du sein devient réelle. Il n'en reste pas moins que, dans notre pratique, les médecins reçoivent des femmes qui le prennent depuis plus de cinq ans. Elles ont parfois essayé de l'interrompre et n'ont pas supporté l'état dans lequel elles se retrouvaient. Il est vrai que l'effet dure ce que dure la prise et s'estompe lentement à l'arrêt de celle-ci.

Les modalités

Les œstrogènes suffisent à corriger les troubles de survenue de la ménopause. Ils ont longtemps été utilisés seuls, jusqu'à ce que les médecins s'aperçoivent que le nombre de cancers de l'utérus avait nettement augmenté chez les patientes soumises à ce traitement.

En effet, la muqueuse utérine était stimulée par ces produits et l'hormone complémentaire sécrétée en deuxième partie de cycle, la progestérone, n'était pas là pour contrebalancer cette stimulation. Dans certains cas extrêmes, les œstrogènes provoquaient d'abord une hyperplasie, puis le processus enclenché évoluait vers un cancer.

Cela se passait aux Etats Unis dans les années 70. Les progestatifs étaient délaissés parce qu'ils étaient responsables de prise de poids et qu'ils avaient la fâcheuse tendance à se transformer en androgènes une fois dans l'organisme.

De nos jours, ils entrent désormais quasi systématiquement dans la séquence du traitement substitutif afin de contrebalancer les effets des œstrogènes et ainsi réduire significativement les risques de cancer.
La prise d'œstrogènes seuls est réservée aux patientes qui ont subi une ablation de l'utérus, auquel cas elles ne risquent pas un cancer de l'endomètre.

Il existe également la possibilité de prendre de la Tibolone.

La prescription

La ménopause est d'apparition récente

Il faut adopter une séquence qui ménage un arrêt de la prise, de façon à déclencher des règles. Les bouffées de chaleur et les troubles de l'humeur sont les symptômes les plus souvent rencontrés. Ces symptômes sont rapidement calmés par des doses modérées d'œstrogènes, inférieures à celles préconisées pour la substitution totale.

Cependant, des reviviscences ovariennes sont toujours possibles. C'est pour cette raison que l'on choisira unprogestatif de type synthétique, capable de les contrer éventuellement. Attention, le risque de prendre du poids est réel. C'est pourquoi il est conseillé d'adopter une petite vigilance alimentaire les trois premiers mois.

Ménopause confirmée

Quand la ménopause est bien installée, le traitement doit se faire à doses faibles pour palier au manque, sans excès.

La meilleure solution, c'est de faire appel aux combinés œstro-progestatifs. Le schéma de prise est copié sur celui de la pilule avec une semaine d'arrêt pendant laquelle surviennent les règles.
Ce protocole déclenche des menstruations dans la semaine d'arrêt. Au bout de quelques temps, le volume du saignement a tendance à s'estomper jusqu'à disparaître une fois sur deux.

Ces schémas, avec règles, sont aussi obtenus en associant la prescription séparée des deux hormones, en adaptant les quantités et la séquence à la patiente.

Si votre médecin a choisi de faire du sur-mesure, ou pour être plus précis, il est possible qu'il vous propose un schéma dit sans règles. En effet, la prise en continu offre la possibilité de ne pas déclencher de mue de l'endomètre. Il ne survient donc pas de règles.
Cela mérite quelques précisions. Quand on interrompt la prise d'une hormone, la muqueuse, dont le maintien dépend justement de cette hormone, va s'affaisser et s'éliminer. Ce sont des règles artificielles.

En résumé, interrompre la prise d'hormone pendant cinq à dix jours par mois, c'est permettre à la muqueuse de se renouveler et obtenir la survenue de règles, du moins les premières années. En effet, au fil du temps, la proportion de femmes sans règles augmente même quand elles interrompent le traitement cinq ou dix jours.
 
Vous en savez maintenant plus sur le traitement hormonal et son fonctionnement dans le cadre d'une ménopause confirmée. Pour compléter cet article, n'hésitez pas à lire ceux sur la surveillance du traitementet les inconvénients du traitement hormonal.
Le 19/05/2003

Vos Commentaires

Nanou
le 4 Mars 2013
j'aimerais s'avoir s'il y a des femmes qui ont pris du poids avec les timbres ultrapach 40, et les comprimés duphaston 10, car moi j'ai pris 15 kg depuis juin, pouvez-vous me donner des conseils merci

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