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LE TEST DE O'SULLIVAN OU TEST DE TOLÉRANCE
GLUCIDIQUE
A quoi ça sert ?
Il est destiné à mettre à l'épreuve les mécanismes de
régulation du glucose sanguin maternel.
Le test s'effectue, en cours de grossesse, entre 24 et 28 semaines
d'aménorrhée.
Où et comment est ce qu'on pratique le test ?
On fait ingérer 50 grammes de glucose et on dose la glycémie, dans
le sang, une heure après. Il est souhaitable que la patiente observe le
repos lors de ce délai. On ne réclame pas de la patiente qu'elle soit
à jeun avant l'ingestion du sucre.
La glycémie, après charge, ne doit pas excéder 1,40 g/l.
Près de 5% des femmes enceintes sont hors des limites retenues.
Quelles sont les enjeux ? Quel en est
l'intérêt ?
La maman partage son glucose avec Bébé.
Quand elle en a trop, elle lui en donne trop. Lui, Bébé, il n'est pas
diabétique, alors il stocke, il fait des graisses. Ces graisses vont
s'accumuler principalement sous la peau, mais pas seulement. Elle
peuvent se retrouver dans des endroits où c'est beaucoup plus
embêtant, comme les cloisons du coeur. Cet organe, il bat en
permanence. Vous croyez que ça l'arrange d'avoir des parois alourdies
par les graisses?
Quand elle n'en a pas assez, du glucose, elle partage pareillement et
elle lui en donne peu. Or, le cerveau adulte, et a fortiori celui de
Bébé, a besoin en permanence de glucose. Quand il n'en a pas, il ne
sait pas utiliser l'oxygène et les cellules cérébrales souffrent.
Comment utiliser les résultats ? Quelle est
l'attitude de l'équipe en cas réponse anomale au test ?
Certaines équipes prescrivent une exploration plus poussée, 100
grammes, pris à jeun, 4 prises de sang, avant, à une heure, deux
heures et trois heures et n'entame de surveillance que si cette
dernière exploration est anormale.
D'autres proposent d'emblée une surveillance. Elle consiste à
présenter la patiente à une diététicienne, qui fait une enquête
alimentaire et conseille un régime adapté. Ils confient aussi un
appareil qui permet de contrôler sur une goutte de sang recueillie par
la patiente elle même, la glycémie avant et après les repas. Les
patientes sont invitées, selon la gravité du trouble, à se présenter
tous les 15 jours en hôpital de jour pour mise au point, surveillance
obstétricale et échographique.
Selon l'évolution, il peut être nécessaire de recourir à des
injections d'insuline.
édité le 15/07/2000 |
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