Elles s’effectuent grâce à l’actions des contractions utérines. Ces dernières sont enregistrées pendant le travail soit par à un capteur externe placé sur l’abdomen de la mère soit par voie interne intra utérine (poche des eaux rompue). En fin de grossesse la plupart des femmes ressentent déjà des contractions mais celles-ci ne sont en général pas très pénibles ni régulières et n’ont que peu de conséquences sur le col. À l’approche du terme elles peuvent de façon inconstante être responsables de la perte du bouchon muqueux (il s’agit en fait de glaires épaisses et brunâtres parfois sanguinolentes). Au cours du travail leur fréquence, leur intensité et leur caractère douloureux augmente régulièrement. La douleur n’ayant aucune utilité physiologique, elle peut et doit être maîtrisée afin que la naissance se déroule dans les meilleures conditions. Les cours de préparations, l’analgésie péridurale sont par exemple deux moyens d’y parvenir.
L’effacement du col est en fait un raccourcissement du col de l’utérus qui aboutit à ce que les deux orifices interne et externe n’en fassent plus qu’un. Cet effacement est plus rapide chez les primipares et précède la dilatation. Chez les multipares l’effacement et la dilatation s’effectuent de façon concomitante au début.
La dilatation est l’ouverture progressive du col de l’utérus. lorsqu’elle est complète, on aboutit à une sorte de diaphragme circulaire de 10 cm de diamètre. Le déroulement de la dilatation n’est pas uniforme : lent jusqu’à 5 cm plus rapide ensuite.
Le col de l’utérus pendant ces deux phénomènes modifie sa consistance (il se ramollit) et sa position (de postérieur il devient centré).
C’est grâce au toucher vaginal que la sage-femme appréciera ces différentes modifications.
Le foetus. Les contractions ont pour effet de faire progresser le foetus à travers la filière génitale maternelle jusqu’à son expulsion.
Cette traversée se fait en trois temps :
- Dans un premier temps la présentation va s’engager au niveau du détroit supérieur du bassin maternel. Auparavant elle se sera fléchie et bien orientée.
- Puis la présentation va descendre et effectuer une rotation dans l’excavation proprement dite.Celle -ci présente aux niveau des épines sciatiques un rétrécissement appelé détroit moyen.
- Enfin une fois la dilatation complète et la tête descendue et dans le bon axe, commence l’expulsion proprement dite.
Encore une fois c’est grâce au toucher vaginal pratiqué toutes les heures, que l’on se rend compte de l’avancement de ces mécanismes.
C’est au cours de cette période que la poche des eaux sera rompue, soit spontanément soit artificiellement par la sage-femme (aux alentours de 3 ou 4 cm de dilatation ). Cette rupture faîte au moment opportun peut aider à la bonne marche du travail.