Le premier temps de la pose consiste à mesurer la profondeur de l’utérus. On utilise pour cela un hystéromètre. C’est une tige en caoutchouc, à usage unique, de 2-3 mm de diamètre, graduée, qu’il faut introduire dans le col et pousser jusqu’au fond utérin. L’utérus est coudé au dessus du col, en avant, quand il est antéversé, c’est la plus fréquent, en arrière en cas de rétroversion. Comme l’hystéromètre est droit, il faut réduire cette courbure. On le fait généralement en accrochant le col à l’aide d’une pince à col et en tirant dessus modérément. Quand la patiente est mince et que l’on perçoit le fond utérin au dessus de la symphyse, il suffit parfois de pousser sur le fond utérin pour le faire descendre et introduire l’hystéromètre. C’est moins douloureux.
La mesure obtenue sert à calculer jusqu’où on poussera l’inserteur du stérilet.
On différencie deux sortes à la pose, ceux que l’on pousse, dont les branches se plient pour être introduites dans l’utérus et ceux qui sont pliés pour tenir dans la tige de l’inserteur et dépliés dans la cavité.
La pose des premiers est, on s’en doute, un peu plus douloureuse que celle des seconds. Par contre, elle est plus simple car elle requiert moins de manipulations.
Une fois posé, on coupe le fil. Cela peut paraître un détail mais ça n’en est pas un pour l’utilisateur. En effet, Il y a deux fils. Ils sont solides puisqu’ils doivent permettre de retirer le stérilet dans trois à cinq ans. Ils sont présents dans le vagin. Souvenez vous qu’il s’agit là de contraception et qu’ils doivent permettre une utilisation normale de l’organe, c’est a dire le rapport sexuel. Le partenaire peut être gêné par la présence des fils. Le volume, petit ou grand pénis, n’a pas d’importance. Si les fils restent droits, ils vont blesser la verge. Ils blesseront d’autant plus qu’ils auront été coupé en biseau. La technique de la coupe mérite attention. Il faut repousser un peu le fil dans le vagin, il se courbe, dessine un S. Il faut alors couper le fil perpendiculairement, au centre du S, à une distance de trois centimètres environ de l’orifice cervical. Il faut couper les deux fils de la même longueur. Lorsqu’on laisse une distance de trois centimètres, on permet aux fils de se recourber sur le col. Ainsi le bout des fils pointe vers le haut et ne pique pas la verge. Parfois, on est contraint de les couper plus courts. Il faut alors les couper à l’intérieur du col. Ca n’est pas facile parce qu’on ne peut pas tendre le fil pour le couper et on prend le risque qu’il ne soit plus accessible pour le retrait.